Santa-Marta, notre QG colombien

En quittant le chantier de Curacao Marine, nous montons au nord de l’île pour profiter d’une dernière baignade avant la Colombie au mouillage de Playa Abou.

Nous partons au levé du soleil le lendemain vers Santa Marta. Rapidement, la VHF crépite… Un cargo nous appelle car notre route ne lui plait pas… Priorité, privilège??? Nous sommes à la voile mais lâchons l’affaire et empannons…

Et rebelote, au large de l’île d’Aruba, un nouveau cargo nous demande de nous dérouter… Ré-empannage… Sommes-nous sur la route des cargos? En tous les cas, aucune de nos cartes ne l’indiquent.

Quelques miles plus tard, notre traceur Raymarine de cockpit s’affole… L’image à l’écran n’est plus stable et il perd notre position GPS à plusieurs reprises 😦 Nous relevons quelques waypoints au cas où il nous lâcherait définitivement. Cela est plus par acquis de conscience car nous avons un deuxième traceur de secours à la table à carte. Moins pratique mais très rassurant 🙂

Après une journée de navigation, nous passons le fameux Cabo de la Vela sans encombre 🙂 Ce cap a pour réputation d’être le Cap Horn des Caraïbes. Robin entreprend la réalisation d’un marbré… Mais la mer et les vagues se renforcent. Sa préparation est plus que scabreuse… Une partie de son gâteau finit par terre 😦

im04Quelques heures plus tard, le vent dépasse les 25 noeuds et la mer devient très formée. Sea You passe fièrement les vagues une à une… C’est impressionnant, ce tourbillon qui tente de monter à bord à chaque vague! La plus élevée aperçue était plus haute que l’éolienne et emmena Sea You dans un surf à 12,7 noeuds!!! La navigation est sportive. Nous réduisons la voilure au maximum (1/3 de la grand voile) et filons tout de même à 7 noeuds de moyenne!

La nuit tombant, nous apercevons des éclairs au loin 😦 Le dîner est vite avalé… Notre nuit risque d’être Rock & Roll! Le vent monte crescendo mais tout reste sous contrôle. Nous enregistrons une rafale à 42 noeuds et nos quarts ne sont pas de toute tranquillité….

Le lendemain matin, le vent et la mer se calme. Après un peu plus de deux jours de navigation musclée, nous approchons de Santa Marta. Nos appels VHF pour la marina restent sans réponse, nous nous accostons donc, sous une chaleur éreintante, au ponton gasoil. Nos VHF sont-elles en panne? Et bien non, les agents de port n’avaient tout simplement pas jugé utile de nous répondre! Nous prenons notre place définitive, nous courons à la capitainerie donner nos passeports et papier du bateau puis nous partons manger vite fait un petit truc face à la marina. Nous sommes crevés!

« Radio-ponton » est déjà en marche… On nous colporte l’agression d’un canadien à l’arme blanche dans les quartiers Nord de la ville 😦 Nous venons d’arriver avec nos trois jeunes pirates et ne savons pas quoi en penser…

En nous baladant dans les rues de Santa Marta, nous ne sentons aucune animosité, aucun danger… Bien au contraire, les gens sont abordables et accueillants. Nous nous aventurons donc en toute confiance dans les ruelles. Le seul petit hic, c’est pour Emile car il en a marre de se faire tripoter les cheveux et pour Marius, style « Brice de Nice », car il m’arrête pas d’être photographié 😉

 

 

Nous retrouvons le jour suivant le canadien agressé. Il nous avouera être parti seul dans les quartiers chauds de la ville pour se fournir de l’herbe… No comment…

A 19h00, le lendemain de notre arrivée, sous un orage et une pluie de dingue, nous entendons un français vociférer à tue-tête… Nous reconnaissons immédiatement la voix de Serge, rencontré à Curacao Marine. Il cherche une place de nuit pour son catamaran Freebird! Irène, son épouse, a eu le mal de mer toute la traversée 😦 Qu’à cela ne tienne, pour les requinquer, nous improvisons une pasta party sur Sea You. C’est aussi cela la voile des voyageurs: quand des potes arrivent, ils mangent sur le bateau copain déjà installé 😉

Les jours suivants, nous nous avançons au maximum pour l’école car nous allons ces prochaines semaines rayonner autour de Santa Marta et laisser Sea You au port afin de découvrir la Colombie.

Avant de décoller pour les hauteurs de la Sierra Nevada, nous nous baladons dans les places, les ruelles et les marchés artisanaux de cette ancienne ville coloniale.

 

Nous nous promenons sur le front de mer où a été érigées des statues glorifiant la civilisation tayrona (groupe amérindien précolombien qui vivaient sur la face nord de la Sierra Nevada de Santa Marta).

 

Les garçons posent avec un pompier de Santa Marta devant son camion 😉 et arborent fièrement un panama…

 

Un soir, nous goûtons, en compagnie de Nicole, Michel (du voilier Sea You Soon, rencontrés à Bonaire), Irène et Serge, la délicieuse cuisine colombienne dans le restaurant tendance « La Muzzeria ».

 

Allez, il est temps pour nous de préparer notre sac et de partir à la découverte de Minca, un village perché à 600 mètres d’altitude…

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